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Marc Schmitz, président de l’Union internationale des huissiers de justice (UIHJ), a eu le privilège d’assister, le 9 septembre 2025 dernier, à l’ouverture officielle de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), présidée par S.E. Annalena Baerbock. La session, placée sous le thème « Mieux ensemble : 80 ans et plus pour la paix, le développement et les droits de l’homme », ne marque pas seulement un anniversaire, mais un moment de prise de conscience et un engagement renouvelé envers la coopération mondiale.

La journée a débuté par la clôture de la 79e session, lorsque le Président sortant, S.E. Philemon Yang, a remis le marteau – symbole d’autorité et de continuité – à S.E. Annalena Baerbock. Ce faisant, l’ONU a réaffirmé à la fois ses traditions et l’urgence du renouveau.

Le discours d’ouverture de Baerbock n’a pas eu peur des dures réalités. Elle a demandé si le monde pouvait vraiment célébrer alors que la souffrance abonde – « les parents à Gaza qui voient leurs enfants mourir de faim, les filles afghanes interdites d’école, les femmes du Darfour qui cachent leurs filles pour éviter qu’elles ne soient violées, les insulaires du Pacifique qui regardent les mers monter » parmi la litanie de crises qu’elle a mentionnées. Pourtant, elle a insisté sur le fait qu’il s’agit de plus qu’un moment de réflexion : c’est un moment d’action.

De ce qui a été entendu lors de l’ouverture, plusieurs thèmes ont émergé qui sont particulièrement pertinents pour des institutions comme l’UIHJ, qui sont ancrées dans l’État de droit, les droits de l’homme et la justice.

La Présidente Baerbock a insisté sur l’impartialité et la construction de ponts : elle s’est engagée à servir les 193 États membres sur un pied d’égalité, en s’inspirant uniquement de la Charte des Nations Unies. Selon elle, la légitimité de l’ONU dépend de sa capacité à agir en tant que plate-forme où toutes les voix sont entendues et où aucun État n’est laissé pour compte.

Le thème « Mieux ensemble » n’est pas seulement une célébration ; Il s’agit d’un appel à transformer les engagements en progrès mesurables. Mme Baerbock a appelé les dirigeants à passer de leurs promesses à la pratique, par exemple pour respecter les droits de l’homme, le développement, la paix et la protection de l’environnement.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que la Charte des Nations Unies n’est pas auto-exécutoire : elle exige des actions de la part des États membres, et pas seulement des paroles. Il a appelé à une confiance renouvelée, à la collaboration et au réinvestissement, en particulier dans les fonctions de l’ONU qui sont sous pression, que ce soit en raison du financement, de la capacité institutionnelle ou de l’évolution des menaces mondiales.

La 80e Assemblée générale des Nations Unies se fixe une attente : que cette année anniversaire ne soit pas seulement l’occasion de réfléchir au passé, mais aussi de tracer une voie à suivre.

Pour l’UIHJ, cette voie passe par l’engagement dans les réformes de l’ONU (telles que celles du « Pacte pour l’avenir » et de l’agenda « ONU80 ») pour s’assurer que les huissiers de justice aient voix au chapitre et une capacité d’action dans les processus mondiaux, mais aussi le renforcement des alliances avec les États membres, la société civile et d’autres acteurs internationaux pour protéger les droits de l’homme, en particulier des plus vulnérables.

La promotion de l’État de droit n’est pas seulement un concept, mais une réalité vécue, en veillant à ce que les lois ne soient pas seulement inscrites dans les livres, mais appliquées de manière équitable, transparente et accessible.

Marc Schmitz, président de l’UIHJ, a quitté la séance d’ouverture avec une conviction renouvelée : que le multilatéralisme, bien qu’imparfait, reste indispensable et que l’unité n’est pas un slogan mais une stratégie.