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L’UIHJ, représentée par Patrick Gielen, secrétaire général, a participé ce 10 mars à la conférence organisée sur le thème « Intelligence artificielle et professions juridiques : potentialités, défis et risques », qui s’est tenue à Penafiel (Portugal), au Ponto C, sous l’égide du Conseil consultatif de la Comarca de Porto Este.

Cette rencontre a réuni de nombreux acteurs du monde judiciaire et académique autour des enjeux liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes juridiques. Magistrats, procureurs, avocats, agents d’exécution et universitaires ont ainsi croisé leurs analyses sur les transformations en cours, tant du point de vue des pratiques professionnelles que des garanties fondamentales.

Dans ce cadre, Patrick Gielen est intervenu lors de la session consacrée à « l’intelligence artificielle et les professions juridiques : innovation responsable dans l’exécution forcée ». Son intervention a permis de mettre en lumière le rôle central des huissiers de justice dans un environnement en profonde mutation, en soulignant que l’introduction de l’intelligence artificielle dans les procédures d’exécution doit impérativement s’accompagner de garanties solides en matière de transparence, de contrôle humain et de respect des droits fondamentaux.

L’intervention de Anabela Veloso, bastonaria de l’OSAE, au sein du même panel, a également contribué à enrichir les échanges, en apportant une perspective complémentaire sur les enjeux pratiques et déontologiques liés à l’utilisation de l’intelligence artificielle par les professionnels du droit.

Un élément particulièrement marquant de cette conférence fut la participation, lors de la table ronde de l’après-midi, d’un avatar créé par l’intelligence artificielle, illustrant concrètement les évolutions technologiques en cours et ouvrant le débat sur la place que pourraient occuper, à l’avenir, ces outils dans les processus juridiques.

Les discussions ont mis en évidence une réalité essentielle : face à la montée en puissance de l’intelligence artificielle, aucune profession juridique ne peut agir de manière isolée. La régulation, l’encadrement et l’intégration de ces technologies nécessitent une approche interprofessionnelle forte, fondée sur la coopération entre magistrats, avocats, huissiers de justice, universitaires et autorités publiques. Seule une telle collaboration permettra de garantir une utilisation éthique, sécurisée et efficace de l’intelligence artificielle, tout en préservant l’équilibre des systèmes judiciaires et la confiance des citoyens.

Par sa participation active, l’UIHJ réaffirme son engagement en faveur d’une transformation numérique maîtrisée de la justice, reposant sur le dialogue entre professions et sur le développement de standards communs, au service de l’État de droit.