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Lancé en septembre 2020, le projet Balkan Enforcement Strengthening Project (BESP) a été mis en œuvre par le Center for International Legal Cooperation (CILC), en partenariat avec l’Union internationale des huissiers de justice (UIHJ), avec le soutien financier du ministère néerlandais des Affaires étrangères. Sous la direction de Jos Uitdehaag, premier vice-président de l’UIHJ et expert principal du projet, le BESP a poursuivi pendant cinq ans un objectif ambitieux : renforcer les systèmes d’exécution privée dans cinq pays des Balkans occidentaux – l’Albanie, le Kosovo*, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie.

Le projet s’est articulé autour de deux axes majeurs : d’une part, le renforcement de l’exécution transfrontalière, et d’autre part, l’amélioration de la transparence et de la responsabilité de la profession d’agent d’exécution, notamment par le biais de mécanismes de supervision et de contrôle renforcés.

En étroite coopération avec les bénéficiaires nationaux – chambres nationales des agents d’exécution, ministères de la justice, académies judiciaires – de nombreuses activités ont été mises en œuvre.

Concernant le pilier relatif au contrôle et à la supervision, sept ateliers régionaux ont été organisés pour les représentants des ministères de la justice. Ces travaux ont abouti à un rapport approfondi intitulé « Lignes directrices régionales pour le contrôle et la supervision dans la région des Balkans occidentaux ». Les liens établis dans ce cadre se poursuivent encore au-delà de la fin du projet.

Parmi les autres réalisations notables du projet, citons l’attention portée à la communication interne et externe, ainsi qu’à l’élaboration de stratégies de développement pour les chambres nationales.

En matière d’exécution transfrontalière, le projet s’est fortement investi dans la promotion de la Convention HCCH de 2019 sur les jugements. En collaboration avec cinq professeurs de droit international privé et la Conférence de La Haye de droit international privé, de nombreux événements ont été organisés aux niveaux régional et national. Résultat : quatre pays sur cinq ont signé la Convention, et deux l’ont déjà ratifiée. Dix juges ont en outre été formés pour devenir formateurs dans le domaine du droit international privé.

Les 3 et 4 juillet 2025, la conférence de clôture du projet s’est tenue à Bar, au Monténégro, réunissant les partenaires et parties prenantes nationaux et internationaux. L’UIHJ y était représentée par son président, Marc Schmitz, et par son premier vice-président et expert principal du projet, Jos Uitdehaag.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’UIHJ a salué les résultats obtenus :
« L’UIHJ a eu l’honneur d’accompagner ce projet dès ses débuts. Ce qui a été accompli en cinq ans est tout simplement remarquable. Le BESP avait pour ambition non seulement d’améliorer les procédures, mais aussi de renforcer la confiance – confiance dans la justice, dans les institutions et entre les pays. Aujourd’hui, nous voyons une profession revalorisée, des mécanismes de supervision plus efficaces, un cadre disciplinaire clarifié et des formations de qualité. Surtout, une véritable culture de la coopération s’est instaurée. Ces résultats sont le fruit d’un engagement collectif et d’une conviction partagée : l’exécution est une pierre angulaire de la justice – et donc de la démocratie. »

L’UIHJ adresse ses remerciements les plus chaleureux à tous les acteurs du projet : le CILC, les coordinateurs régionaux, la Conférence de La Haye de droit international privé, les chambres nationales d’agents d’exécution, les ministères de la Justice, les académies judiciaires des Balkans occidentaux, l’organisation professionnelle néerlandaise des huissiers de justice (KBvG), la Chambre bulgare des agents d’exécution privés, ainsi que les professeurs de droit international privé ayant agi comme champions nationaux dans la région.