Le 16 mai 2025, le Conseil de printemps de l’Union internationale des huissiers de justice (UIHJ) s’est tenu à La Haye, réunissant les représentants de 33 pays.
Le 15 mai 2025, en préambule du Conseil de printemps de l’UIHJ, s’est tenue à La Haye la réunion du Conseil scientifique de l’organisation. Les membres ont échangé sur des sujets stratégiques tels que l’impact de la directive européenne 2018/958 sur la régulation des professions, les avancées des groupes de travail consacrés à l’intelligence artificielle (responsabilité partagée et recherche d’informations patrimoniales), ainsi que sur le projet de Code mondial de l’exécution. La réunion a également été l’occasion d’un premier échange sur le thème du Congrès international de l’UIHJ prévu en 2027.
Dans l’après-midi, une conférence sur les innovations dans la profession d’huissier de justice, organisée par la KBvG, a rassemblé de nombreux participants. L’événement a débuté par l’intervention du secrétaire d’État à la Protection juridique des Pays-Bas, M. T. Struycken, qui a présenté la stratégie de son ministère en matière d’e-Justice. Plusieurs experts néerlandais et européens ont ensuite partagé des initiatives concrètes liées à la digitalisation de l’exécution, à la gestion des dettes et à l’amélioration de l’accès à la justice. Une table ronde conclusive a permis de croiser les regards européens sur ces transformations majeures.
Ces travaux préparatoires ont parfaitement introduit les réflexions du lendemain.
Le 16 mai 2025, le Conseil de printemps de l’Union internationale des huissiers de justice (UIHJ) s’est tenu à La Haye, réunissant les représentants de 33 pays. Symbole du dynamisme et de l’unité de la profession à l’échelle mondiale, cet événement a été marqué par une série d’échanges intenses sur les priorités actuelles de l’organisation : gouvernance, innovation, formation, digitalisation et coopération internationale.
Dès l’ouverture, le président Marc Schmitz a rappelé l’importance de l’UIHJ dans la promotion des standards professionnels et de l’État de droit. Le secrétaire général, Patrick Gielen, a présenté un rapport d’activités impressionnant : plus de 125 événements organisés en six mois, soit plus d’un par jour ouvrable.
L’UIHJ a également renforcé ses relations avec des institutions internationales telles que la Commission européenne, la CEPEJ, l’ELI, l’EIPA, la Banque mondiale, l’UNIDROIT, l’ERA ou encore la Conférence de La Haye.
La réunion a également été l’occasion de mettre en lumière les efforts de l’UIHJ dans le domaine de la formation et des projets de coopération. Plusieurs initiatives ont été saluées, telles que les podcasts sur l’exécution, le projet co-financé par la Commission européenne tel que e-FILIT, le projet ERA, ou encore le projet PACE sur la protection de la vie privée.
Le programme de « job shadowing », premier projet concrétisé du groupe Thin tank sur la formation, a permis à des professionnels de découvrir les pratiques de terrain en France et en Grèce. En parallèle, le guide de l’exécution au Laos est en cours de finalisation.
Le « think tank formation », dirigé par Françoise Andrieux, a tenu quatre réunions depuis sa création. Il a pour mission d’élaborer des programmes de formation adaptés aux besoins des membres, de structurer des parcours pour les employés des études, de renforcer les partenariats avec les universités et de proposer de nouveaux modules (comme en droit immobilier, tutelles ou conformité). Une école de formation spécifique est également en projet.
Sur le plan normatif et technologique, le Conseil de printemps a acté la future mise en vente du Code mondial de l’exécution et l’ajout d’une nouvelle section sur l’intelligence artificielle. Un moment fort de la journée a été consacré aux travaux de l’ELI sur l’exécution forcée des biens numériques présenté par Jos Uitdehaag, 1er Vice-Président. Les principes adoptés confirment que ces actifs peuvent faire l’objet d’une exécution au même titre que les biens traditionnels, tout en exigeant des mécanismes de protection adaptés et la création de portefeuilles électroniques dédiés pour les agents d’exécution. L’UIHJ se positionne ainsi à l’avant-garde de la modernisation des procédures d’exécution.
Une autre avancée majeure concerne la digitalisation des actes via le portail e-EDES – JUDEX. Ce système, interconnecté avec e-CODEX, permet une transmission sécurisée et uniforme des actes judiciaires et extrajudiciaires dans le cadre du règlement européen 1784/2020.
Le Conseil de printemps a également renforcé ses liens institutionnels. Melissa Ford, première secrétaire de la Conférence de La Haye, a présenté la Convention de 2019 sur la reconnaissance et l’exécution des jugements, récemment entrée en vigueur dans 33 pays, avec effet prochain au Royaume-Uni, en Albanie et au Monténégro. L’UIHJ joue un rôle actif dans la diffusion de cette convention, notamment dans les Balkans.
Enfin, un accent particulier a été mis sur la stratégie de communication de l’UIHJ. La newsletter a été relancée, deux nouvelles rubriques ont été ajoutées au site internet, et les réseaux sociaux se sont imposés comme un levier majeur pour valoriser les activités. Le Forum latino-américain et les efforts de rapprochement avec de nouveaux membres ont également été salués.
Ce Conseil de printemps, organisé conjointement avec la KBvG des Pays-Bas, a démontré que l’UIHJ est plus que jamais un moteur de réforme, d’innovation et de coopération au service d’une justice moderne, humaine et efficace. Le rendez-vous est donné en novembre 2025 pour poursuivre ensemble cette dynamique ambitieuse.



