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Dernière mise à jour : 
05/11/2019
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Jacques Isnard, officier de la Légion d’honneur

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Le 27 novembre 2008, à Paris, au salon des Invalides, Jacques Isnard, président de l’UIHJ, a été élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur par Guy Canivet, ancien premier président de la Cour de cassation de France et membre du Conseil constitutionnel.

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Une prestigieuse cérémonie

Pour les non francophones, la Légion d'honneur est la première haute décoration française instituée après la Révolution française. Elle récompense, en un grand brassage national, les mérites acquis par les citoyens, en dehors de toute considération sociale ou héréditaire et, dans tous les secteurs d'activités du pays. Le grade d'officier, le deuxième, est une distinction particulièrement importante.
La cérémonie s'est déroulée en marge du conseil permanent de l'UIHJ à Paris, dans le cadre magnifique et prestigieux du salon des Invalides à Paris, fief de la Grande Chancellerie de la Légion d'honneur, en présence de plus de trois-cents personnes, dont les représentants des délégations de l'UIHJ de 48 pays, venus partager ce grand événement avec leur président, ainsi que de nombreux amis, confrères et personnalités politiques et universitaires, et bien sûr la famille.
Guy Duvelleroy, président de la Chambre nationale des huissiers de justice de France (CNHJ), s'est déclaré particulièrement honoré de prononcer le discours introductif de cette cérémonie. Il a salué le parcours exemplaire du président Isnard et a loué son investissement de tous les instants en faveur de sa profession, tant en qualité de président de la CNHJ que de celle de président de l'UIHJ depuis près de 15 ans. Il a également salué ses actions en faveur de l'enseignement et de la formation.

L'homme juste

Guy Canivet, membre du Conseil constitutionnel, a évoqué en détail le parcours de cet homme exceptionnel et de ses trente-six années de carrière. Il a loué les compétences juridiques de Jacques Isnard, « docteur honoris causa de plusieurs universités européennes ». Il a rappelé qu'il fut président de la CNHJ de 1992 à 1994. C'est pendant sa présidence que la réforme des procédures civiles d'exécution a été réalisée en France. Jacques Isnard devient président de l'UIHJ en 1994. Guy Canivet a indiqué que pendant son mandat, le président Isnard a su donner un essor considérable à l'UIHJ, qui compte actuellement 65 membres et est reconnue sur la scène internationale. Sur le plan européen, Guy Canivet déclare que Jacques Isnard a « fait de l'UIHJ un acteur dynamique de la construction de l'Europe dans le domaine de la coopération judiciaire ». Et d'ajouter : « Vous donnez à l'UIHJ une dimension mondiale. Vous favorisez partout dans le monde des compagnies d'huissiers de justice fondées sur le modèle français. Vous défendez l'efficacité de la justice en Afrique, en Amérique du Nord comme en Amérique du Sud et en Asie. Vous êtes le défenseur d'une certaine conception de l'Etat de droit en même temps que du rayonnement de la culture juridique française ». Il y aurait encore tant à dire sur « celui qui a donné à sa profession un rayonnement international prodigieux » a poursuivi le premier président Canivet, pour conclure quelques minutes après qu'il reconnaissait en lui « l'homme juste » qu'il allait avoir le plaisir de décorer.

Aux histoires qui animent la vie des huissiers de justice

Un tonnerre d'applaudissement a suivi l'instant solennel et chargé d'émotion où le président Isnard s'est vu remettre sa décoration des mains de ce magistrat d'exception.  Puis, égal à lui-même, le président Isnard s'est lancé sans barguigner dans un discours d'anthologie de quarante-cinq minutes, en choisissant en prolégomènes de dédier cette distinction à sa profession, ou, « pour être plus précis, aux histoires qui animent la vie des huissiers de justice ». Le récipiendaire a donné à ses hôtes une leçon d'histoire sur sa profession, multipliant les anecdotes, certaines remontant à l'Ancien régime. Saviez-vous par exemple que c'est à l'huissier Maillard que l'on attribue la prise de la Bastille en 1789 ? C'est lui qui parvint, aux termes d'un exercice périlleux d'équilibre, à franchir le fossé entourant la prison et qui obtint la reddition de la garnison et de son gouverneur M. de Launay, nous raconte le président. « En réalité c'est l'histoire tout court des huissiers de justice que j'ai abordée, une histoire qui colle étroitement à celle de notre pays et qui a commencé depuis que l'exécution volontaire s'est révélée n'être qu'illusion » ajoute-t-il, pour conclure : « La voie de l'histoire reste continuellement ouverte et les jeunes générations sont là pour la perpétuer, car la « mémoire se transmet et l'espoir se donne » ».
Enfin, Jacques Isnard a remercié les personnalités, dont la garde les Sceaux, ministre de la Justice, pour avoir proposé sa promotion, et le premier président Guy Canivet, pour l'honneur qu'il lui a fait en lui remettant cette haute distinction. Il a également remercié Guy Duvelleroy et a salué la longue amitié qui les lie. Puis il a remercié et salué tour à tous ses amis, dont Juan Carlos Estevez, président des Procuradores d'Espagne, l'Ecole nationale de procédure de Paris et sa cellule internationale, les hauts magistrats et professeurs d'universités, les représentants de la profession, la CNHJ et son délégué général, Thierry Bary, ses associés, ainsi que l'ensemble des membres de son bureau.
Pour finir, il a dédié ses ultimes propos à sa famille et en particulier à son épouse Michèle : « Alors objectivement si cette croix était divisible c'est à mon épouse qu'il conviendrait d'en remettre les branches » a-t-il conclu avant d'inviter les convives à « goûter aux plaisirs que nous offrent ces lieux prestigieux, temple de l'histoire de la France et berceau de l'Ordre de la Légion d'honneur ».
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Une partie du public
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Le premier président Guy Canivet, pendant son discours
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L'heureux récipiendaire
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Guy Duvelleroy, président de la Chambre nationale des huissiers de justice de France
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Une partie du public
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