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Dernière mise à jour : 
05/11/2019
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Interview de Dragutin Sapirov, chef des huissiers de justice de Zagreb (Croatie)

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A l’occasion du séminaire UIHJ qui s’est tenu à Athènes des 13 au 16 septembre 2006, l’UIHJ a rencontré M. Dragutin Shapirov, chef des huissiers de justice de Zagreb (Croatie), pour qui cette manifestation internationale était une première. Interview.

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M. Sapirov, c'est la première fois que vous assistez à une manifestation de l'UIHJ. Quelles sont vos impressions ?

Dragutin Sapirov

Le but de la réunion est de permettre de développer les contacts entre les huissiers de justice afin non pas d'uniformiser la profession mais de l'harmoniser. Il est très intéressant de savoir ce qu'il se passe dans les pays voisins. Cela va au-delà même de l'Union européenne.

Pensez-vous qu'il soit important d'harmoniser la profession d'huissier de justice ?

C'est très important. Tout va dans cette direction : la culture, la civilisation. Cela permet d'éviter les problèmes et les guerres. C'est pourquoi nous devons être ensemble. Nous devons avoir la même culture, les mêmes racines tout en restant différents. Toute manifestation destinée à apprendre ce qui se passe ailleurs est très positive.

Quelles sont les démarches entreprises par la Croatie en rapport avec l'exécution des décisions de justice ?

Nous avons eu des réunions avec des représentants de la Commission européenne. Par exemple à Zagreb, il y a plusieurs années, nous avons appris ce qui se passait en Autriche. Nous avons eu également des contacts avec les Pays-bas. C'était la première fois que je réalisais qu'il y avait des professionnels organisés avec une chambre qui les représentait et se battait pour leurs droits. Nous devons renforcer notre position. Pour le moment dans mon pays, cela n'est pas suffisant.

Que pensez-vous qu'il faille améliorer dans votre travail ?

Nous avons besoin de professionnaliser la profession. Nous ne devons plus faire partie des juridictions. Nous devons être financièrement indépendants, être bien équipés et ne pas être les otages des politiciens. Voilà mon opinion. Il nous faut une profession libérale, mais responsable. La libéralisation ne veut pas dire irresponsable.

Pensez-vous que cela permettrait de résoudre les problèmes de retard des affaires dans les juridictions ?

Oui, je le crois.

Qu'attendez-vous de l'UIHJ pour vous aider à atteindre cet objectif ?

Nous nous tournons vers vous et demandons votre aide. Je vais parler à mes collègues de ce séminaire. Ils veulent faire partie de l'Europe. Nous devons alors travailler ensemble. Il faut mettre en place des normes et unifier les législations. Cela permettrait de poursuivre plus facilement celui qui enfreint la loi.

Depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'empire socialiste y a-t-il eu de nombreux changements ?

La Yougoslavie n'a jamais été sous l'influence directe de l'URSS. L'Ouest nous respecte pour cela. Le communisme n'était pas aussi dur. Nous nous tournions vers l'Ouest et nous essayions d'apprendre des choses. Mais il n'y a pas eu de changements réels depuis 1989. Je travaille en fait toujours de la même façon depuis 33 ans que j'exerce cette profession.

Pensez-vous que votre profession va changer avant d'entrer dans l'Union européenne ?

Cela devrait être ainsi. Comment entrer dans l'Union européenne si nous n'adoptons pas les standards européens. Nous devrons le faire. Mais on sent des résistances. Les gens ont du mal à changer. Ils ont peur de perdre de leur influence.

Seriez-vous enclin à former votre propre association d'huissier de justice ?

Une chambre nous aiderait. C'est l'objectif numéro 1. Nous n'avons pas de représentants qui peuvent se battre pour nous.

Ces changements seraient-ils une bonne chose pour la République de Croatie ?

Cela est certain.

Et les citoyens, qu'en pensent-ils ?

Les Croates aiment emprunter de l'argent et ne pensent pas qu'un jour ils puissent avoir à le rembourser. Quand ils entendent que l'exécution pourrait être plus sévère, ils ne sont pas contents. Ils sont satisfaits de la situation présente. Le voleur n'aime jamais que la police l'attrape !
 
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